TEM DENDÊ, TEM AXÉ DA BAHIA!

Turista é bicho estranho, e eu me movo no sentido contrário, andam em manada, guiado por placas luminosas, cardápios em cinco línguas e QR code e a promessa da “experiência autêntica”. Mas quase sempre teme sair da rota.

Corro deles..

Tem uma força transformadora, porque carrega a ideia de dividir, trocar, criar vínculos. Um gesto simples de generosidade que, na prática, muda tudo.

Ontem, no restaurante, a cena foi a prova viva desse espírito. Recebi brasileiras com curiosidade inquieta — mistura de memória, fome de descoberta e lembranças. 

Reencontrei Mara Akinin; entre risadas e caipirinhas, celebramos a vida. Amigos franceses se juntaram e, entre idiomas e histórias, percebi como o Brasil é amado, longe do folclore turístico.

Conheci também Cyntia Tricta, cercada de amigos, que elogiou a comida com generosidade sincera, sem pressa, sem olhar para a câmera.

E então Abdalla trouxe o Rougayi — molho fresco de tomates, cebola, limão, salsa e pimenta. Aparência simples, mas nas Ilhas Comores e em outras partes do Oceano Índico, carrega tradição, identidade, memória. 

Provei, aprendi: cada receita é geografia, travessia, encontro.

Turista em manada só enxerga cardápio. Mas quem se permite sentar, ouvir e provar descobre que a comida é sempre um convite ao partage: sentir o tempo, aproximar-se das histórias e aprender com quem guarda a tradição nas mãos.


@elcocineroloko


IL Y A DU DENDÊ, IL Y A L’AXÉ DE BAHIA !

Le touriste est un animal étrange, et moi, je me déplace dans le sens inverse. Ils avancent en troupeau, guidés par des panneaux lumineux, des menus en cinq langues, des QR codes et la promesse de « l’expérience authentique ». Mais ils ont presque toujours peur de sortir du chemin.

Moi, je fuis…

Ces derniers temps, le mot que j’ai le plus entendu est « partage » — et je le trouve tout simplement fantastique.

Il a une force transformative, car il porte l’idée de partager, d’échanger, de créer des liens. Un geste simple de générosité qui, en pratique, change tout.

Hier, au restaurant, la scène en a été la preuve vivante. J’ai reçu des Brésiliennes au regard curieux et inquiet — un mélange de mémoire, de faim de découverte et de souvenirs.

J’ai retrouvé Mara Akinin ; entre rires et caipirinhas, nous avons célébré la vie. Des amis français se sont joints à nous et, entre langues et histoires, j’ai réalisé combien le Brésil est aimé, loin du folklore touristique.

J’ai également rencontré Cyntia Tricta, entourée d’amis, qui a complimenté la cuisine avec une sincérité généreuse, sans précipitation, sans regarder la caméra.

Puis Abdalla a apporté le Rougayi — une sauce fraîche à base de tomates, oignons, citron, persil et piment. D’apparence simple, mais aux Comores et dans d’autres parties de l’océan Indien, elle porte tradition, identité et mémoire.

J’ai goûté, j’ai appris : chaque recette est géographie, traversée, rencontre.

Le touriste en troupeau ne voit que le menu. Mais celui qui accepte de s’asseoir, d’écouter et de goûter découvre que la cuisine est toujours une invitation au partage : sentir le temps, se rapprocher des histoires et apprendre de ceux qui gardent la tradition entre leurs mains.


@elcocineroloko



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