NOAILLES, MARSELHA – 14 DE AGOSTO – CADERNO DE VIAGEM

Passei por duas livrarias que me encantaram: Maupetit e L’Odeur du Temps (35 Rue Pavillon). 

Encontrei títulos que falam exatamente do que procuro: cultura alimentar, cozinhas africanas, gastronomia com recorte em antropologia e sociologia contemporânea.

Dois deles me chamaram à atenção


Couscous ! La tradition est au menu de ma mère

Os autores são Marie-Josée Ordener e Emmanuel Perrodin, e a fotografias são da Maki Manoukian, todos fazem parte da equipe que estou trabalhando, e que promovem o Festival do Kos-kos, e pessoas comprometidas com uma gastronomia com recorte social.

O livro explora a tradição do cuscuz, mais do que como receita, mas como um patrimônio cultural transmitido de geração em geração. Ele combina memórias familiares, rituais culinários e o cotidiano das pessoas que mantêm viva essa prática ancestral. 

A narrativa valoriza a conexão entre comida e afetividade, mostrando como a preparação do cuscuz se torna um gesto de identidade e vínculo familiar. As fotografias de Maki Manoukian complementam o texto com imagens ricas e sensoriais, captando cores, texturas e o ambiente da cozinha.

O outro livro chama-se Violences en Cuisine: Une Omerta à la Françaisede Nora Bouazzouni sobre as estruturas de poder e a cultura de silêncio dentro da alta gastronomia francesa. 

Nora Bouazzouni, em sua pesquisa, denuncia como chefes, restaurantes renomados e o próprio setor mantêm um sistema de omertà — um código de silêncio — que encobre abusos, humilhações e violência moral e física contra funcionários e aprendizes. 



















Ela combina pesquisa jornalística com relatos de profissionais do setor, expondo as tensões, a competitividade extrema e a hierarquia rígida que moldam o ambiente das cozinhas francesas, muitas vezes à custa da saúde mental e física de quem trabalha nelas. A obra questiona o mito da cozinha francesa como espaço apenas de excelência e criatividade, revelando um lado obscuro que permanece pouco discutido.

Nora Bouazzouni é jornalista e pesquisadora, interessada em questões sociais e culturais ligadas ao trabalho, gênero e abuso em ambientes profissionais. Ela tem se destacado por investigar a indústria culinária francesa, trazendo à tona práticas sistemáticas de violência e o impacto psicológico sobre aqueles que nela estão inseridos. Sua abordagem combina rigor investigativo e sensibilidade para ouvir vozes frequentemente silenciadas dentro das hierarquias do setor gastronômico.

Noailles é também acolhimento: turcos, marroquinos, africanos, todos trazendo suas tradições, suas receitas, seu jeito de estar no mundo. Cada rua é um convite a observar como a comida se entrelaça com memória, resistência e convivência.

Aqui, a culinária não é só alimento — é narrativa, é vida, é comunidade.

El Cocinero Loko


NOAILLES, MARSEILLE – 14 AOÛT – CARNET DE VOYAGE


Aujourd’hui, j’ai arpenté Noailles, cœur battant de Marseille. Le nom vient de l’ancienne famille Noailles, mais le quartier vit bien loin de l’aristocratie : c’est un carrefour de cultures, d’arômes et d’histoires qui se croisent dans ses ruelles étroites et ses marchés vibrants.

Je suis passée devant deux librairies qui m’ont enchantée : Maupetit et L’Odeur du Temps (35, rue Pavillon).

J’y ai trouvé des ouvrages qui parlent exactement de ce que je recherche : culture alimentaire, cuisines africaines, gastronomie avec un regard anthropologique et sociologique contemporain.


Deux d’entre eux ont particulièrement retenu mon attention


Couscous ! La tradition est au menu de ma mère

Les auteurs sont Marie-Josée Ordener et Emmanuel Perrodin, et les photographies sont de Maki Manoukian. Tous font partie de l’équipe avec laquelle je travaille, et qui organise le Festival du Kos-Kos : des personnes engagées dans une gastronomie à dimension sociale.

Le livre explore la tradition du couscous, bien au-delà de la recette, en tant que patrimoine culturel transmis de génération en génération. Il mêle souvenirs familiaux, rituels culinaires et quotidien de ceux qui maintiennent vivante cette pratique ancestrale.

La narration met en valeur le lien entre nourriture et affectivité, montrant comment la préparation du couscous devient un geste d’identité et de lien familial. Les photographies de Maki Manoukian enrichissent le texte avec des images riches et sensorielles, captant les couleurs, les textures et l’atmosphère de la cuisine.


L’autre ouvrage s’intitule Violences en Cuisine : Une Omerta à la Française, de Nora Bouazzouni, sur les structures de pouvoir et la culture du silence au sein de la haute gastronomie française.

Dans ses recherches, Nora Bouazzouni dénonce comment les chefs, les restaurants renommés et le secteur lui-même entretiennent un système d’omertà — un code du silence — qui couvre les abus, les humiliations et la violence morale et physique envers les employés et apprentis.

Elle mêle enquête journalistique et témoignages de professionnels du secteur, dévoilant les tensions, la compétitivité extrême et la hiérarchie rigide qui façonnent l’univers des cuisines françaises, souvent au détriment de la santé mentale et physique de ceux qui y travaillent. L’ouvrage remet en question le mythe de la cuisine française comme espace uniquement d’excellence et de créativité, révélant un côté sombre encore peu discuté.


Nora Bouazzouni est journaliste et chercheuse, intéressée par les questions sociales et culturelles liées au travail, au genre et aux abus dans les milieux professionnels. Elle s’est distinguée par ses enquêtes sur l’industrie culinaire française, mettant en lumière des pratiques systémiques de violence et leur impact psychologique sur celles et ceux qui y sont confrontés. Son approche combine rigueur d’investigation et sensibilité pour écouter des voix souvent réduites au silence dans les hiérarchies du secteur culinaire.


Noailles, c’est aussi l’accueil : Turcs, Marocains, Africains, tous apportant leurs traditions, leurs recettes, leur façon d’être au monde. Chaque rue est une invitation à observer comment la nourriture s’entrelace avec la mémoire, la résistance et la convivialité.

Ici, la cuisine n’est pas seulement nourriture : c’est récit, c’est vie, c’est communauté.


Le Cuisinier Fou


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