CADERNO DE VIAGEM— 22 DE AGOSTO
Este ano, ele será o astro do Festival du Couscous, uma festa de histórias e sabores que cruzam fronteiras.
Em breve, terei a alegria de sentar-me à mesa com brasileiros queridos: @DanielleBarbosa, mineira, e os pernambucanos Débora Cavalcanti Bandeira e Flavio de Lima.
Imagino a beleza de ver a preparação coletiva da sêmola — tradição ancestralmente conduzida por mulheres — entrelaçada a cantos, risos e narrativas. Um prato de afeto, onde a memória oral pulsa viva.
Em 2025, dentro da Temporada Brasil–França, os cuscuzes brasileiros também terão espaço no festival. Eles trazem no sabor heranças diretas da África, memórias de resistência, adaptação e toda a força criativa do nosso povo.
Mais cedo, ao comprar pois chiche no bairro de Noailles, encontrei Marien Sarsou, dona de uma loja que parece uma festa de aromas e cores: artesanato e produtos marroquinos por todos os lados.
Difícil sair de lá sem a vontade de cozinhar.
Marien, cheia de espírito, ao descobrir que eu era brasileiro, ergueu os pacotes de pois chiche e começou a cantar, aos risos: “Brasil, brasileiro!”. Cena divertida e, ao mesmo tempo, simbólica. Senti ali o quanto o Brasil ainda desperta afeto no mundo. E, dentro de mim, a postura do governo Lula ao se declarar contra o genocídio em Gaza torna essa admiração ainda mais forte.
Caminhei depois pelo Cours Julien — ou Cours Ju, como dizem. Um bairro vivo, boêmio e multicultural, no coração do 6º arrondissement. Antigo mercado de flores e legumes, hoje é galeria de arte a céu aberto, com murais e grafites que gritam cores e histórias. Marselha sempre foi assim: porto de chegadas. Italianos, armênios, magrebinos, comorenses, africanos subsaarianos… todos se cruzam nas ruas, nas cozinhas, nas conversas. É impossível não se encantar.
E o dia terminou com uma surpresa delicada. Emily, um jovem artista de sensibilidade rara (de quem ainda falarei mais), me presenteou com uma indicação de leitura: La Gloire de mon père (A Glória de Meu Pai), de Marcel Pagnol. Publicado em 1957, é o primeiro volume de sua série autobiográfica Souvenirs d’enfance, seguido por Le Château de ma mère, Le Temps des secrets e Le Temps des amours. Pagnol — dramaturgo, cineasta, escritor — soube transformar em poesia a infância na Provença, os vínculos familiares e o contraste entre cidade e campo.
Hoje, saio pelas ruas de Marselha com grão-de-bico na sacola, memórias na cabeça e histórias novas no coração.
Ademan
Alicio charoth
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Carnet de Voyage — 22 août 2025
Marseille, 22/08/2025
La journée a eu le goût de pois chiche — ainsi qu’on appelle le pois chiche ici.
Hier, la journée avait le goût du pois chiche — comme on appelle le pois chiche ici.
Cette année, il sera la star du Festival du Couscous, une fête d’histoires et de saveurs qui franchissent les frontières.
Bientôt, j’aurai la joie de m’asseoir à table avec de chers Brésiliens : @DanielleBarbosa, originaire du Minas Gerais, et les Pernambucains Débora Cavalcanti Bandeira et Flavio de Lima.
L’un des moments que j’attends le plus sera le spectacle « Y a-t-il du son dans mon KoussKouss ? ». J’imagine déjà la beauté de voir la préparation collective de la semoule — tradition ancestrale portée par les femmes — se mêler aux chants, aux rires et aux récits. Un plat de tendresse où la mémoire orale se ravive.
En 2025, dans le cadre de la Saison Brésil–France, les couscous brésiliens auront aussi leur place au festival. Ils portent, dans leur goût, des héritages directs de l’Afrique, des mémoires de résistance, d’adaptation et toute la force créative de notre peuple.
Plus tôt, en achetant du pois chiche dans le quartier de Noailles, j’ai rencontré Marien Sarsou, propriétaire d’une boutique qui ressemble à une fête de couleurs et de parfums : artisanat et produits marocains à profusion. Impossible d’en sortir sans l’envie de cuisiner.
Marien, pleine d’esprit, en apprenant que j’étais brésilien, a levé les paquets de pois chiche et s’est mise à chanter en riant : « Brasil, brasileiro ! ». Une scène à la fois drôle et symbolique. J’ai senti à quel point le Brésil suscite encore de l’affection dans le monde. Et en moi, la position du gouvernement Lula, qui s’est déclaré contre le génocide à Gaza, rend cette admiration encore plus vive.
Ensuite, j’ai flâné dans le Cours Julien — ou Cours Ju, comme on l’appelle ici. Un quartier vivant, bohème et multiculturel, au cœur du 6ᵉ arrondissement. Ancien marché aux fleurs et aux légumes, il est aujourd’hui une galerie d’art à ciel ouvert, avec des murales et des graffitis éclatants de couleurs et d’histoires. Marseille a toujours été ainsi : un port d’arrivées. Italiens, Arméniens, Maghrébins, Comoriens, Africains subsahariens… tous se croisent dans ses rues, ses cuisines, ses conversations. Impossible de ne pas s’en émerveiller.
La journée s’est terminée sur une délicate surprise. Emily, un jeune artiste à la sensibilité rare (dont je parlerai bientôt), m’a offert une recommandation de lecture : La Gloire de mon père, de Marcel Pagnol. Publié en 1957, c’est le premier volume de sa série autobiographique Souvenirs d’enfance, suivi de Le Château de ma mère, Le Temps des secrets et Le Temps des amours. Pagnol — dramaturge, cinéaste, écrivain — a su transformer en poésie son enfance en Provence, ses liens familiaux et le contraste entre ville et campagne.
Aujourd’hui, je marche dans Marseille avec des pois chiches dans le sac, des souvenirs en tête et de nouvelles histoires au cœur.
Ademan
Alicio Charoth



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