LA BONNE MÈRE E O CALO NO PÉ
De longe, já se avista a imponente estátua dourada da Virgem com o Menino, símbolo que há mais de 160 anos vigia a cidade lá do alto. Carinhosamente chamada de Boa Mãe, ela é guardiã e referência afetiva para pescadores, turistas e marselheses.
Hoje, a Bonne Mère passa por um gesto de cuidado especial: um ambicioso projeto de restauração que vai devolver o brilho original à sua torre sineira e à própria estátua, que não recebia reforma desde 1989. Serão usadas cerca de 30 mil folhas de ouro de 23,5 quilates, num esforço coletivo que une diocese, autoridades locais e doadores generosos.
Lá no alto, o vento do Mediterrâneo bate no rosto e a vista se abre como uma bênção: a cidade inteira, o porto, o mar infinito. E é ali que entendo melhor o que Baudelaire viu quando escreveu sobre Marselha e seus homens:
Cidades portuárias têm essa mistura de força e melancolia — o sal no ar, o peso das histórias, o brilho duro dos que vivem do mar. A Bonne Mère parece compreender tudo isso e, silenciosa, abençoa.
No fim, a subida me deixou não só com um calo, mas com a certeza de que fé, história e beleza caminham juntas. E se às vezes a descida é manca, a alma desce leve.
El Cocinero Loko
LA BONNE MÈRE ET L’AMPLOULE AU PIED
Qui aurait dit que moi — vieux de Lavage du Bonfim, habitué à monter et descendre les pentes au son de la foi et du batuque — j’attraperais une ampoule en montant jusqu’à la Basilique Notre-Dame de la Garde, la célèbre Bonne Mère de Marseille ? Et pourtant, c’est arrivé. Mais, comme on dit, qui a la foi y va à pied.
De loin, on aperçoit déjà l’imposante statue dorée de la Vierge à l’Enfant, symbole qui, depuis plus de 160 ans, veille sur la ville là-haut. Affectueusement appelée Bonne Mère, elle est la gardienne et la référence affective des pêcheurs, des touristes et des Marseillais.
Aujourd’hui, la Bonne Mère bénéficie d’un geste de soin particulier : un ambitieux projet de restauration qui rendra son éclat originel à son clocher et à la statue elle-même, qui n’avait pas été restaurée depuis 1989. Environ 30 000 feuilles d’or de 23,5 carats seront utilisées, dans un effort collectif réunissant diocèse, autorités locales et généreux donateurs.
Là-haut, le vent de la Méditerranée frappe le visage et la vue s’ouvre comme une bénédiction : la ville entière, le port, la mer infinie. Et c’est là que je comprends mieux ce que Baudelaire voyait lorsqu’il écrivait sur Marseille et ses hommes :
> « Colères de boxeurs, impudences de fauve,
Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
grand cœur gonflé d’orgueil, homme débile et jaune,
Puget, mélancolique empereur des forçats. »
Les villes portuaires ont ce mélange de force et de mélancolie : le sel dans l’air, le poids des histoires, l’éclat brut de ceux qui vivent de la mer. La Bonne Mère semble comprendre tout cela et, en silence, bénir.
Au final, la montée m’a laissé non seulement une ampoule, mais aussi la certitude que foi, histoire et beauté marchent ensemble. Et si parfois la descente se fait en boitant, l’âme, elle, redescend légère.
El Cocinero Loko




Comentários
Postar um comentário