NOAILLES, MOHAMED E A PAZ


Domingo foi um dia de silêncio interior. Enquanto a cidade lá embaixo fervia, me preparei para uma semana intensa.
Voltei a Noailles, que se tornou minha rota do coração.

Vi a concentração das manifestações contra o genocídio em Gaza, que se encerraram com grupos musicais espalhando som e vida na praça do Vieux-Port.
Olhei para todas aquelas pessoas reunidas e não tive ânimo de fotografar — parecia-me invasivo.

Pensei na força regeneradora dessa gente — turcos, marroquinos, comorenses, africanos, mouros e cristãos, bantos e sudaneses — e em como, juntos, expiam suas dores. Essa linguagem de resistência e esperança é universal.
E de quanto toda essa gente busca somente a paz.

E havia música!
No porto, uma instalação artística me arrebatou: um grande espelho suspenso refletindo o céu e a cidade, e, sob ele, uma rede de girassóis em homenagem a Van Gogh. Desde que cheguei, ela me fascina. Ainda não descobri o autor, mas a obra já me pertence no coração.

Fiz uma foto de mim ali.
Depois, deixei a praça, leve pela música e pelo baile. A vida segue seu curso — como o rio, inevitavelmente, encontra o mar.


Alicio Charoth

NOAILLES, MOHAMED ET LA PAIX

« Paix pour une terre qui a été créée pour la paix et qui n’a jamais connu un seul jour de paix. » — Mahmoud Darwish

Dimanche a été une journée de silence intérieur. Pendant que la ville en bas bouillonnait, je me préparais pour une semaine intense.
Je suis retourné à Noailles, qui est devenue ma route du cœur.

J’ai vu le rassemblement des manifestations contre le génocide à Gaza, qui s’est terminé avec des groupes musicaux diffusant sons et vie sur la place du Vieux-Port.
J’ai regardé toutes ces personnes réunies et je n’ai pas eu le courage de photographier — cela m’a semblé invasif.

J’ai pensé à la force régénératrice de ces gens — Turcs, Marocains, Comoriens, Africains, Maures et Chrétiens, Bantous et Soudanais — et à la manière dont, ensemble, ils expient leurs douleurs. Ce langage de résistance et d’espérance est universel.
Et à quel point tous ces gens ne cherchent qu’une seule chose : la paix.

Et il y avait de la musique !
Au port, une installation artistique m’a subjugué : un grand miroir suspendu reflétant le ciel et la ville, et dessous, un filet rempli de tournesols en hommage à Van Gogh. Depuis mon arrivée, elle me fascine. Je n’en connais pas encore l’auteur, mais l’œuvre m’appartient déjà au cœur.

J’ai pris une photo de moi à cet endroit.
Puis, j’ai quitté la place, léger grâce à la musique et à la danse. La vie suit son cours — comme le fleuve qui, inévitablement, rejoint la mer.

Alicio Charoth

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